Par P. Hannois  (archéologue, Ministère de la Culture, DRAC Nord-Pas de Calais) et  B.N. Chagny

Les outils informatiques que sont les Systèmes d'Information Géographique permettent d'utiliser des prises de vues aériennes sous cerf-volant ou ballon captif, réalisées à moyenne altitude (ici 20 m), comme document technique permettant des observations comparables aux levés topographiques.

Dans les trois exemples, le travail a été effectuée à partir du logiciel ARCVIEW. La gestion d'image, le géoréférencement et le redressement ont été réalisés à partir du logiciel GEOREF-IMAGE.

La photographie : DOCUMENT de PRESTIGE ou de TRAVAIL  ?

Cette double approche concerne les clichés pris au sol mais plus encore les photographies aériennes qui offrent des vues de prestige de l'ensemble d'un site que l'archéologue souhaiterait pouvoir utiliser comme … document de travail.
Deux conceptions en fait complémentaires et qui ne pourront jamais se substituer l'une à l'autre.
Dans certains cas, et plus particulièrement pour les prises de vues aériennes à moyenne altitude (cerf-volant, ballon captif), les outils informatiques que sont les
Systèmes d'Information Géographique, peuvent permettre d'utiliser certaines photographies comme des documents techniques autorisant des observations comparables aux levés topographiques.

Le S.I.G. en pratique

L'intégration de photographies aériennes sous cerf-volant ou ballon captif dans un projet SIG se fait en trois étapes

Première étape :
Acquisition et constitution des données de références (levés topographiques, bornes ou repères en nombre suffisant et aux coordonnées connues).
L'altitude de prise de vue et la précision finale souhaitée conditionnent la taille des bornes ou des repères 
Les images doivent être proche de la verticalité pour être utilisables.

Exemple N°1

Seconde étape :
Les coordonnées géographiques générales du site sont intégrées à un levé topographique plus global (dans les exemples donnés ici, levé topographique général de l'île de Saï).
Puis, en utilisant le
logiciel Géoref-image et sa fonction de géoréférencement par capture de coordonnées, transposition les coordonnées du fond de référence vers la photographie aérienne. 
Ces coordonnées, affectées à des points remarquables de la photographie permettent de gommer les distorsions engendrées par l'objectif de l'appareil photographique et par la position de la nacelle lors de la prise de vue. L'intégralité de la surface photographique possède maintenant des références cotées. Cette photographie redressée, peut être à présent considérée comme un élément à caractère scientifique ou technique à partir duquel pourront être effectuées un certain nombre d'observations fiables et ré-intégrables au plan de masse.

Exemple N°2

Troisième étape :
Les structures sont redessinées sur le support photographique à l'aide du logiciel Arcview. Le dessin, bénéficiant lui aussi des coordonnées générales du site, est donc maintenant utilisable comme une couche d'information dans le SIG.

L'exemple N°1 illustre parfaitement l'utilisation que l'on peut faire des photographies pour compléter un relevé topographique.
L'exemple N°2 montre la précision des redressements et les nouveaux ajouts faits sur le plan de masse.
Dans
l'exemple N°3 la pyramide est intégrée au levé topographique grâce à 5 points remarquables.
Un travail équivalent a été réalisé à
Villiers-Roseux

Exemple N°3

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