Nacelle photographique cerf-volant et ballon

Conçue en deux parties : une fixe abritant la quasi-totalité de l'électronique et l'alimentation, l'autre mobile portant l'appareil photo et les caméras.
La liaison entre les deux s'effectue par un seul câble gainé multibrins et prise informatique .

10 fonctions sont réalisées par 7 servomoteurs et 3 commutations électroniques

- rotation verticale sur 90° (servomoteur à course linéaire)
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rotation horizontale de 180° à gauche et 180° à droite (servomoteur à course programmée). La nacelle suit toujours la position du manche.
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motorisation du zoom de l'appareil photo en continu (servomoteur)
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commutation vidéo de l'émetteur et des caméras (servomoteur)
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quadruple bascule entre caméra d'oeilleton (ou vidéo numérique), caméra latérale, affichage des paramètes de vol et infos GPS (servomoteur)
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inclinaison de l'émetteur vidéo (80°) (servomoteur)
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mise au point et déclenchement de l'appareil photo Reflex séparés (PIC et optoélectronique) avec visualisation par Leds des points d'enclenchements (réglables).
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déclenchement de l'appareil photo numérique compact (micro-servomoteur dédié)
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Visualisation des paramètres mémorisés (Ram nacelle) ou système d'alarme sonore de sécurité en cas d'arrêt de l'émetteur (commutation électronique) 

Contrôle vidéo : 1 caméra d'oeilleton et 1 caméra latérale de visée (caméras CCD noir et blanc , objectifs  de 12, 6 ou 4,3 mm correspondant aux focales des appareils photos utilisés). Avec un appareil photo numérique, c'est la sortie vidéo directe qui est retransmise (avec ou sans perte des informations d'écran LCD selon modèles)

Emetteur vidéo : émission en noir et blanc et couleur en 2,4 Ghz, puissance 10 mw, portée 500 m en visée optique (la fréquence commence à être encombrée en zone urbaine et un changement de canal est souvent nécessaire)

Altimètre : information d'altimétrie retransmise en continu par voie vidéo pour déterminer l'altitude de la nacelle au moment de la prise de vue, ou pour l'ajuster lors de relevés, de déplacements ou de reprise ultérieure de travail

Compas magnétique avec affichage des degrés de rotation et de l'orientation. Ce système, expérimental, permet (pour les clichés verticaux) une meilleure fiabilité lors de la réalisation de levés topographiques ou lorsque l'on souhaite toujours positionner le nord en haut de la photographie. Il nécessite une stabilisation verticale optimale de la nacelle.

Paramètres de vol : éléments de sécurité importants, retransmis également en continu par voie vidéo : vitesse du vent au niveau de la nacelle, voltages des différents accus et température interne.

Géo-référencement : un GPS USB embarqué utilisé en mode "tracking" permet d'inclure dans les données Exif des fichiers les coordonnées de la nacelle lors des prises de vues. La précision des mesures est correcte (un point toutes les 10 secondes) et très utile lors de grands déplacements avec de très nombreux clichés. Le devis de poids reste très acceptable dans le cadre d'une nacelle photographique portée par cerf-volant. Ce système ne permet pas de géo-référencer la photographie elle même mais de la situer sur le plan topographique du site.

Mémorisations des informations : les paramètres importants pour chaque cliché tels que le numéro du vol et de la photo, l'altitude, l'orientation de la nacelle par rapport au nord, la vitesse du vent et le chronométrage général sont mémorisés dans une mémoire Ram et récupérables au sol sur le moniteur vidéo ou sur un ordinateur par une sortie RS 232.

Alimentation : un seul pack d'accu Ni-Mh de 4 éléments type R6 (2700 mA) alimente la réception et la vidéo. Cette dernière est alimentée en 12v via un convertisseur miniature 4,5v-12v. Sur le terrain 3 packs permettent une autonomie de 5 h (environ 1,5h par pack).

Vue avant

Vue arrière

Capteur anémométrique

Affichage des paramètres de vol

Capteur du compas magnétique

Appareils photographiques numériques

- EOS 400D, 550D (reflex à 10 et 18 Mp). Comme les argentiques, ils sont dotés d'une prise de télécommande électrique et la visée vidéo s'effectue avec la caméra d'œilleton. Ils accusent un surpoids de 180 g par rapport à un EOS 300 argentique. L'achat d'occasion sur le net est une bonne solution.
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POWERSHOT S70 (compacts à 7 Mp) : utilisés par vent trop faible (325 gr contre 790 gr pour l'EOS 400D avec le 24 mm)
- Appareils précédents : Nikon Coolpix 700 (2 Mp !), Powershot S45 (4 Mp), EOS 350D (7Mp).


Commentaires : Les appareils "compact" de 10 à 12 Méga-pixels sont dotés de trop petits capteurs et leurs optiques ne sont souvent pas à la hauteur. Ne pas hésiter à s'équiper d'appareils type "Bridge" souvent bien meilleurs.
Les "reflex" numériques de très grande qualité (capteurs et optiques) type EOS 1D, 5D ou 20D, sont très lourds et surtout à des prix non abordables pour envisager de les mettre sous un cerf-volant.
Les "reflex" numériques type Canon EOS 400D, 450D, 500D et 1000D  apportent une réponse très intéressante au niveau du poids, du prix et de la qualité des optiques puisque l'on peut, sur les EOS, utiliser les objectifs de la gamme (facteur 1,6 pour les focales). Les zoom d'origine ne sont hélas pas toujours à la hauteur et on ne doit pas hésiter à travailler avec des focales fixes de qualité. Il faut enfin prévoir des optiques (et boîtiers) de rechange afin ce ne pas être démuni lors des chocs ou blocages par le sable ou la poussière lors des opérations sur le terrain.
De nombreuses autres marques (Nikon, Olympus, Panasonic, Pentax, Sony etc.) ont sorti des appareils dont il faut bien vérifier l'adaptabilité (poids, déclenchement, sortie vidéo) à une nacelle photographique.
Comme on peut visualiser immédiatement les clichés, les appareils numériques permettent éventuellement de se passer de contrôle vidéo à condition de "mitrailler" le sujet. La réalisation immédiate de CD ou DVD à partir de ces images est, de plus, un atout très important dans une campagne de fouille.

Rendus colorimétriques : des retouches sous un logiciel de gestion d'images (niveaux, contraste et luminosité, dominantes, saturation etc.) sont quasiment toujours nécessaires lors des prises de vues aériennes sans premiers plans et ce aussi bien pour les fichiers produits par les appareils numériques type "compact" que par les "reflex".

Récupération des données de vol

EOS numérique

APN avec son micro-servo et sa sortie vidéo vers la nacelle

Le stockage des données reste le problème auquel on doit faire face à la fois parce que la définition des capteurs est importante (12 à 21 Mp) mais aussi en raison du nombre souvent important de clichés à réaliser. L'achat de cartes mémoires de forte capacité devient une nécessité si l'on doit travailler en format d'image non compressée RAW, RAW + Jpeg ou TIFF. Les cartes mémoire de 8 à 16 Go sont à présent à des prix abordables et incite à travailler sur le terrain avec plusieurs cartes de forte capacité et à ne décharger celles-ci qu'en fin de travail. Attention, les cartes mémoires peuvent devenir illisibles sans prévenir, il faut donc s'obliger à transférer les données d'une séance de travail sur un autre support … et ne pas tout conserver sur une seule carte.

La consommation d'énergie des appareils photos numériques doit être bien intégrée. Lors d'une prise de vue sous cerf-volant ou ballon, l'appareil photo reste parfois une à deux heures en service permanent. Changer la batterie de l'appareil photo dans la journée est une précaution indispensable.

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