Multirotors

- Octorotors à 4 bras repliables
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Autopilote : DJ Wookong M
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Nacelle stabilisée par le Wookong M.
Orientation sur l'axe de Tilt. Rotation horizontale par orientation du multirotors sur l'axe de Yaw.
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Structure en aluminium ajouré repliable. Quatre pieds amovibles. Rangement dans une valise en plastique antichoc.
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Prise de vue : Reflex EOS 550D avec caméra d'œilleton (la même que pour le cerf-volant ou le ballon). Déclenchement électrique par un système Gentled. La caméra (fabrication perso) est dotée d'une bascule vidéo automatique qui permet la visée à travers l'œilleton et la visualisation de la photographie prise. Le système permet des prises de vues en rafale. Reflex et accus s'équilibrent sur l'axe horizontal.
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Retour vidéo : émetteur vidéo 5,8 Ghz
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Retour altimétrique permanent sur le retour vidéo (AltiOSD de Olivier Humez)
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Alimentation : deux accus LiPo de 5,1 Ah (50 C) en parrallèle avec un coupe-circuit de sécurité. Deux alimentations à découpage filtrées permettent d'alimenter l'AltiOSD, la caméra et l'émetteur du retour vidéo.
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Retour télémétrique des information des accus
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Poids à vide : 2,3 Kg.
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Poids en ordre de marche : 4,5 kg.
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Autonomie de vol : 5 mn de prise de vue

Vol d'entraînement en 2012.

Pilotage et retour vidéo

Le pupitre de commande (1) comprend :
- la radiocommande (Hitec)
- les retours télémétriques des deux batteries
- l'écran du retour vidéo de la visée du reflex. Il est ici présenté en statique sans son (indispensable) cache de visée.
Le déclenchement de la prise de vue est réalisé par un interrupteur à bascule.
L'interrupteur de choix de type de vol (GPS, Atti, Manuel) a été recoupé au raz de sa sortie afin d'éviter toute manipulation accidentelle.
L'inclinaison du reflex se fait à l'aide d'un potentiomètre (modification de la radio car ceux d'origine sont crantés) avec repère de positionnement pour la visée verticale.
La réception vidéo (2) est portée sur l'épaule. C'est la même qu'en cerf-volant ou ballon. Il suffit de changer le récepteur vidéo. Comme pour le travail en cerf-volant ou en ballon, une seconde réception complète avec écran est éventuellement destinée à l'archéologue.
Le mode de pilotage :
Par soucis de sécurité j'ai conservé la même configuration des manches qu'en pilotage planeur RC (Mode 2).

Gestion des accus LiPo

Comme en modélisme avion ou planeur, les accus (LiPo mais cela concerne aussi les NiMh) sont le point faible dans l'utilisation d'un multirotors.
Certes les LiPo permettent, pour un poids nettement inférieur, d'avoir une meilleure capacité mais leur nombre de cycle ne dépasse rarement 150 (parfois nettement moins !) et leur durée de vie n'est que de 1,5 an après leur date de fabrication.

Il faut donc :
- bien penser que
ce qui est écrit sur les accus est parfois très au dessus de la réalité..
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utiliser de vrais chargeurs spécifiques "modélisme" avec équilibreur, contrôle de la tension maximale de charge et surveillance de la température. Ne pas hésiter à charger les accus dans des sacs anti-feu.
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ne pas dépasser 4,2 v par élément lors de la charge sous peine de voir s'effondrer la durée de vie et les performances des accus. Après deux ou trois cycles de rodage (charge à 4,18 v et décharge à 3,8 v) je charge désormais mes accus à 4,19 v. Je suis ainsi certain de ne pas dépasser durant la charge le seuil fatidique des 4,2 v. En effet, il semblerait que chaque charge supérieure de 0,05 v au dessus de 4,2 v diminue de 30% le nombre de cycles d'utilisations (cf article paru dans Modèle Magazine de décembre 2013). Cela laisse perplexe !
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pas de stockage chargé mais au froid (proche de zéro degré) et à 80% de la charge (3,8 v par élément)
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pas de recharge batterie chaude (après un vol)
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numéroter toutes les batteries avec leur date de mise en service et tenir un carnet de suivi des charges, décharges et vols. La résistance interne augmentant au fil des vols et recharges, son suivi permet de bien choisir (apparier) les accus pour les vols et d'anticiper la diminution de la puissance restituée.
- l'hiver, voler avec des accus à 20-25° (stockage sur le terrain dans une boite "chaude") et les protéger du froid lors des vols avec une petite housse en couverture de survie.

Législation de 2012

Le vol "photographique" en scénarion S1 (hors zones habitées) oblige à être en règle avec la législation d'avril 2012.
- certificat d'aptitude à l'examen théorique commun de pilote d'aéronef ultra léger motorisé.
- dépos d'un Manuel d'Activité Particulière (MAP)
- attestation de conformité de l'aéronef télépiloté aux conditions relatives à la sécurité dans le domaine de la navigabilité
- déclaration de niveau de compétence de télépilote
- manuel d'utilisation et d'entretien du multirotors
- manuel des procédures (suivi des vols, préparation des missions, travail sur le terrain, entretien et maintenance)

Sécurité d'abord

Comme pour le travail en cerf-volant ou en ballon, la règle de base (renforcée par les obligation de la législation) est la protection des personnes et des biens.
Sur une fouille il est assez facile d'évacuer la zone de survol et d'interdire l'accès par des balisages ou barrières.
En scénario S1, on prend donc peu de risques à survoler les squelettes d'une nécropole et les dégagements de murs de villas gallo-romaines.
Il ne faut pas oublier que malgré toutes les précaution prises nous restons à la merci d'un problème mécanique ou électronique. Piloter un multirotors c'est renouer avec le stress du pilotage planeur RC !
Seul sur la fouille, je porte désormais un casque de chantier. Si l'archéologue en charge du site souhaite vérifier les zones photographiées, il doit lui aussi porter un casque et reste contre moi.
Il est impératif de vérifier son matériel avant et après le vol et de faire une révision régulière au delà de la simple inspection.

Attention au sable et à la poussière !

Sauf à utiliser un terrain herbeux, le décollage et l'atterrissage d'un gros multirotors soulèvent toujours une impressionnante poussière. Or celle-ci peut recouvrir l'objectif (et nuire à la qualité de l'image), s'introduire dans la monture de l'APN (et bloquer le zoom et la mise au point), dans les moteurs et les prises de l'électronique embarquée. Les moteurs bruschless de qualité sont en effet à cage ouverte pour un bon refroidissement. L'entrefer étant très faible, rien ne doit y rentre sous peine de bloquage.. et de crash.
Sur les chantiers je met donc en place une bâche de 5 m sur 2 m fixée par des piquets de tente ce qui autorise des décollage et atterrissages dans de bonnes conditions.   
En cas de pénétration de poussière ou de sable il faut aspirer les moteurs avant de doucement tenter de les faire tourner en

Tout le matériel fragile (radiocommande, appareils photos, objectifs, lecteurs de cartes, ordinateur portable, anémomètre etc.), doit impérativement être protégé dans des sacs plastiques Minigrip étanches adaptés.
On ne doit en sortir le matériel qu'au moment de l'utilisation et l'y ranger dès la fin de la manip.

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